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Les chocolatiers de Bordeaux

Du précieux xocoatl, que l’on déchargeait sur le port au temps de la marine à voile, aux populaires sarments du Médoc nés en 1969, l’histoire de la région bordelaise est intimement liée à celle du plus gourmand des ingrédients : le chocolat. Une tradition de luxe et d’élégance que les artisans d’aujourd’hui perpétuent avec passion… et rendent accessible à tous !

 

Un peu d’histoire du chocolat à Bordeaux

Le cacao est une plante tropicale originaire d’Amérique du Sud. Au temps des Aztèques, il servait à la préparation du xocoatl, boisson sacrée, aussi noire et amère que le réglisse, qui a donné son nom au chocolat. C’est l’empereur Charles Quint, souverain d’Espagne, qui demanda à des religieuses de la transformer en boisson avec des épices et du miel.

Lorsqu’Anne d’Autriche, infante d’Espagne, vient à épouser le Roi de France Louis XIII, elle l’apporta dans ses valises et traversa plusieurs villes du Sud-Ouest. Biarritz et Bayonne en ont gardé la tradition… puis Bordeaux, lieu où Anne d’Autriche se maria. Voilà comment le chocolat arriva à Bordeaux et se fit connaître dans la région.

La chocolaterie la plus ancienne à Bordeaux

En 1825 est fondée la chocolaterie-moutarderie Louit. Elle devient rapidement la plus grosse enseigne du Sud-Ouest. Et à la fin du 19ème   siècle, c’est le boom. Les chocolats de Guyenne, nés dans une droguerie pharmaceutique du quartier Saint Jean, ouvrent une fabrique Passage Grenier. En 1901, c’est la pharmacie François qui crée sa chocolaterie à Talence, mais sera ensuite rachetée en 1922.

Des bâtonnets de chocolat venus tout droit du Médoc

En 1969, à Margaux, la chocolaterie du même nom commence à fabriquer des bâtonnets chocolatés destinés à garnir les pains au chocolat (ou chocolatine comme on dit dans la région!). Mais un jour, un incident de chaîne survient, donnant alors une série de bâtonnets irréguliers, tordus et trop fins. Rappelant les sarments que l’on taille dans les vignes, c’est comme cela que ces petits bâtonnets deviennent ainsi la spécialité chocolatière du Médoc.

Où boire un chocolat chaud à Bordeaux ?

Chez Miremont, rue Buffon, vous pourrez déguster un excellent chocolat chaud. Ce salon de thé sert une recette unique et enivrante réalisée avec du lait, certes, mais avec le même luxe de rituel que si vous étiez Anne d’Autriche… 

Quels sont les chocolats les plus tendance à Bordeaux ?

Ceux de la chocolaterie Hasnaâ, une boutique créée à l’origine rue Fondaudège en 2014 par Hasnaâ Ferreira, et qui se trouve aujourd’hui rue de la Vieille Tour. Cette chocolatière formée par Saunion, a notamment reçu le prix de la chocolatière de l’année en 2017. Sa boutique regorge de créations époustouflantes, raffinées et de chocolats grands-crus qu’il faut absolument avoir goûtées avant de repartir !

Quelles sont les maisons emblématiques de la tradition chocolatière ?

  • La maison Cadiot-Badie, née en 1826 en tant que confiserie, s’est spécialisée dès 1900 dans les chocolats avec les soeurs Badie. Leurs ateliers se trouvent aujourd’hui à Pessac. 
     
  • La maison Darricau, quant à elle, est née en 1915. L’enseigne est toujours restée dans la famille et compte maintenant quatre générations de secrets d’héritage chocolatier. 
     
  • La maison Saunion, située Cours Clémenceau, est née en 1863. Ils sont les seuls de Bordeaux à avoir reçu le label « entreprise du patrimoine vivant », et se classent régulièrement en top des meilleurs chocolatiers de France au Salon du chocolat. Si vous vous demandez où est l’atelier en entrant dans la boutique, il est juste au-dessus de vous.

Ces trois maisons constituent sans hésiter les trois institutions de la haute tradition chocolatière bordelaise ! 

 

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