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Saint Pierre, le coeur historique de Bordeaux  

Le touriste qui découvre Bordeaux est d’abord émerveillé par l’imposant ensemble constitué par la façade des quais. Mais souvent il ignore que derrière ce joyau du XVIIIe siècle qu’est la place de la Bourse, se trouve le Quartier Saint Pierre, cœur historique de la ville, avec ses vielles ruelles pittoresques.

 

Saint Pierre, le berceau de Bordeaux

Après la ruine du Burdigala romain, les habitants se replient à l’intérieur d’un castrum dont le centre sera occupé par l’actuel quartier Saint-Pierre. L’entrée du port intérieur se situait à l’emplacement de la place Saint-Pierre actuelle. Là les navires chargés de marchandises se mettaient à l’abri avant de repartir vers les différentes provinces tandis que les commerçants établis en grand nombre prospéraient dans ce quartier.

C’est sur les boues de l’ancien port que fut édifiée au début du moyen Age la première église. Les noms de rue évoquent encore les métiers d’autrefois : la rue des Argentiers (orfèvres), la rue des Bahutiers (marchands de coffres) rue du Chai des Farines (entrepôts à céréales) ; des auberges à matelots : la Maucoudinat, les Trois Chandeliers. Au XVIe siècle, les familles bourgeoises s’y installent et la cour des Aydes tient le rôle de tribunal.

Un ensemble architectural unique

L’action décisive des Intendants au XVIIIe siècle permis d’ouvrir le quartier sur la Garonne et son port.  En faisant tomber la muraille médiévale ils dégagèrent la place de la Bourse, la rue Royale et la future place du Parlement. Cette transformation eut pour conséquence de donner à ce quartier sa richesse architecturale unique.

Nicolas Beaujon, le plus fastueux négociant, naquit en 1718 au n° 11 de la rue du Parlement-Sainte-catherine. Au n° 16 rue Fernand-Philippart, (ancienne rue Royale) se trouve la maison du négociant Castagnet (1760) avec son balcon arrondi sur trompe orné d’une magnifique ferronnerie en galbe. Le n° 9 rue des Faussets offre une façade décorée d’une frise d’aigles qui frappe par la qualité de son exécution. A la jonction de la rue du Cancéra et de la rue des Bahutiers  une niche de 1687 contient une statue de saint Pierre ; là s’éteignit Flora Tristan première figure du féminisme et grand-mère de Gauguin. A quelques pas, au n° 19, à l’emplacement d’une fontaine publique, apparait dans un bas-relief « La Samaritaine au puits », œuvre d’un sculpteur anonyme. 

On ne peut quitter ce quartier sans découvrir l’étonnante place du Parlement où se lit la continuité des programmes voulu par les édiles locaux,  mêlant constructions et restitutions à l’identique depuis 1760 !

La Porte Cailhau, une entrée royale sur la ville

Elle est belle, elle est grande, élancée telle une jeune fiancée. Malgré son grand âge (Imaginez ! elle remonte à 1494), sa silhouette n’a pratiquement pas changée. Elle commémore la Victoire de Charles VIII à Fornoue (Italie). A sa façon, ce roi de France habite encore la tour : son effigie orne une niche côté fleuve et un panneau signale au visiteur trop pressé de faire attention au linteau en rappelant qu’une porte trop basse lui fut fatale …

Mais que veut dire Cailhau ? Bien malin qui pourrait répondre à cette question. Autant d’historiens, autant d’affirmations : nom de famille ? caillou ? menhir ?… peu importe au fait.
Haute de 35 mètres, la porte Cailhau faisait partie des murailles de la ville. En 1864 on trouve comme locataires un écrivain public et un peseur de sel qui seront expulsés pour cause de rénovation (déjà !).

Depuis ses magnifiques charpentes de chêne, un magnifique panorama s’ouvre sur le doyen des ponts de Bordeaux : le pont de pierre.

Dans ses étages, une exposition présente les outils et les matériaux qui servirent à bâtir la ville. Un montage audio-visuel réalisé à partir de films anciens nous immerge dans le monde des tailleurs de pierre.