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Je suis bordelaise de cœur... - Anne Q  

Il en va de la rencontre avec une ville comme de celle avec un homme ou une femme : une multitude de petits détails vont font comprendre que vous en êtes tombés amoureux !On la redécouvre chaque jour tout comme on se lasse jamais de ses incontournables...

 

Je ne suis pas bordelaise d’origine, mais de cœur, et cela image tellement mon coup de foudre pour cette ville…

Comme en amour, il y a d’abord la première impression. Evidemment, c’est le physique qui accroche en premier ! En un regard, je l’ai trouvé merveilleusement belle, Bordeaux…

Je me souviens du jour où j’ai débarqué pour y poursuivre mes études, il y a 7 ans. Ma valise dans une main, mon plan de la ville dans l’autre, j’arrivais de Bourgogne, et j’imaginais Bordeaux comme un endroit bruyant, embouteillé, où les gens parlent très fort, ont un accent à couper au Laguiole, et ne sont pas forcément très chaleureux. Oui, comme avec les hommes, j’étais pleine de préjugés…

J’appris très vite qu’on est tous « l’accent de quelqu’un », et si mes nouveaux congénères moquaient gentiment le mien, j’ai tout de suite trouvé le leur très charmant. Certes, ils parlaient un peu fort, ils trouvaient tout « gavé bien », « gavé bon », mais avec une chaleur dans la voix qui sentait bon le sud-ouest. Sauf quand ils me traitaient de parisienne lorsque je demandais « un pain au chocolat » à la boulangerie (vous savez, les « chocolatines dans une poche », il n’y a qu’ici qu’on dit ça, contrairement à ce que vous pensez…) Ma vraie rencontre avec Bordeaux, ce fut le jour où je me suis rendue pour la première fois place de la Bourse. Loin de l’image bruyante que j’avais d’elle, j’ai été prise d’un vrai frisson face à ces façade blanches, lumineuses, la sérénité des 3 Grâces qui veillaient sur les passants, impudiques dans leur plus simple appareil, tellement élégantes. C’était en septembre, il faisait beau, j’ai longé les quais le regard perdu dans la Garonne, et je me suis posée sur des marches. Des gens passaient, en roller, en vélo, en famille, des amoureux s’embrassaient dans le cou et des bandes de potes riaient fort. J’ai été saisie par cette ambiance détendue, les Bordelais avaient l’air de profiter de chaque pas sans penser où ceux-ci les menaient. Seule sur les marches, j’étais bien, Bordeaux était belle, j’étais fière de mon nouveau « chez-moi ».

Ce fut le coup de foudre...

Quand la première impression est bonne, vous avez d’emblée envie de creuser. La fameuse beauté intérieure… Après la superbe architecture de la ville, je voulais pousser la porte des monuments, et j’ai découvert une effervescence culturelle et artistique surprenante. CAPC, Institut Magrez, Musée de l’art contemporain, expos itinérantes : Bordeaux innove, donne une vraie place aux talents, tout comme elle rend les classiques accessibles à tous. De belle, elle est passée à intelligente et cultivée, avec elle j’ai appris.

Vint le temps où j’eus envie de m’encanailler et de faire la fête avec elle. Moi la Bourguignonne, j’ai honte de l’avouer, mais c’est Bordeaux qui m’a initiée au vin… Aaaaaah, Bordeaux et ses bars à vins… Je me suis vite fait à la tradition locale de l’ « afterwork ». Il y a tellement de bouteilles à goûter ici !!! Quartier Saint pierre ou des Chartrons, ils sont tous différents, animés, gourmands avec leurs assiettes de fromages à tomber par terre, d’autres atypiques comme le Petit Bois et sa déco vintage. Pas une soirée ne se ressemble, et lorsque l’été arrive, les balades du soir se transforment vite en fiesta générale où tout le monde se parle, rit, échange. J’appris alors que le vin n’était pas qu’un breuvage, que chaque bouteille de Bordeaux que l’on ouvre a une histoire singulière à raconter, et qu’à quelques kilomètres de là, tapi dans son écrin de verdure, nourri par l’Estuaire de la Gironde, la Dordogne, la Garonne, le vignoble du bordelais était un bijou. D’abord dans un verre, puis en poussant la porte de ses châteaux, Bordeaux m’a parlé oenotourisme au creux de l'oreille.

Et l’océan…quel atour incontournable pour une ville de cette taille ! Pouvoir tremper mes pieds dans l’eau en seulement trente minutes de route, je n’avais jamais connu ça moi ! La première année, mes week-end ont tous eu des goûts de vacances…et je me suis baignée même par temps de pluie ! J’ai vite compris que cette proximité de l’océan rayonnait sur la ville et sur l’état d’esprit des Bordelais.

Place de la Bourse, bars à vins, patrimoine Unesco, vignobles, océan, son visage m’avait séduite et son esprit festif et bon vivant conquise, il fallait désormais que l’on noue une relation intime et privilégiée. C’est là que j’ai découvert le Bordeaux underground et la vie quotidienne de chaque quartier. Celui des concerts, des arts alternatifs, des petits marchés, le brunch aux huîtres le dimanche, les puces à Saint Mich, les brocanteurs aux Chartrons, le petit resto qui ne paie pas de mine mais dont on ressort le ventre triplé de volume, le pique-nique sur les quais, le Pont de Pierre vu d’en dessous, la caserne Niels, les mascarons qu’on ne voit pas si on marche le nez dans ses chaussures, les petits secrets de la ville… J’ai la chance de pouvoir aller travailler à pied le matin, et tous les jours, je vois Bordeaux s’éveiller, toute cette vie de quartiers qui se met en branle, doucement (ici, les gens ne klaxonnent pas !!!), sans fard : belle, cultivée, festive, mais au petit matin, Bordeaux m’est apparue authentique, et cette simplicité m’a touchée.

Je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai toujours su que j’étais vraiment amoureuse de quelqu’un si chaque jour cette personne arrivait encore à me surprendre, si l’impression de redécouvrir les détails de son corps et de son caractère était quotidienne. C’est exactement ce qu’il m’arrive avec Bordeaux. 7 ans que je suis ici, je la connais bien ma ville, et pourtant, je ne m’en lasse pas…

Ne me demandez donc pas de choisir ce que j’aime le plus chez elle, car pour moi le plus grand charme de Bordeaux c’est de pouvoir passer d’une ambiance à une autre en permanence, de la sérénité du Miroir d’Eau à l’effervescence du quartier Saint Pierre en 2 minutes. D’une expo alternative à une soirée tapas sans chichi. De l’élégance à la simplicité. D’un quartier chic aux échoppes bourgeoises à l’ambiance populaire d’une fête entre voisins qui ont décidé de dîner tous ensemble dans la rue. Traverser une ville empreinte d’histoire, comme celle du vin a marqué l’architecture des Chartrons, mais résolument moderne et pleine de projets, comme à Bacalan où s’érigera bientôt la Cité des Civilisations du Vin.

En amour, on dit que 7 ans c’est un « cycle ». Je suis arrivée à Bordeaux avec l’idée que je n’y ferai qu’une escale. Depuis, je me suis fait beaucoup d’amis dont j'ai à présent l'accent, j’arpente la ville dans ses moindre recoins, et je prends plaisir à les faire découvrir à ma famille bourguignonne qui vient désormais profiter du soleil au retour du printemps.  Car voyez vous, ce n’était pas une amourette : je ne suis jamais partie. Et chaque jour, Bordeaux arrive encore à m’étonner. Je ne suis plus la Bourguignonne perdue et étourdie par la grande ville, sa valise à la main, je marche parfois sans faire attention à ce qui m’entoure, oui, mais en secret, il me prend parfois l’envie de me retrouver seule, là, sur ces marches, où je t’ai rencontré pour la première fois, Bordeaux. En tête à tête avec toi, me souvenir de ce jour d’été indien où je suis tombée amoureuse et où j’ai su que chez toi, ce serait chez moi. Si un jour je me lève avec la certitude que je connais tout de toi, ne m’en veux pas, j’irais voir ailleurs. Mais rassure toi, ma belle éveillée aux multiples facettes, quand j’entends gronder du fond de tes ruelles les projets et les ambitions que tu couves, je crois que ce jour n’est pas prêt d’arriver.
Je suis Bordelaise, oui. Bordelaise de cœur. Ça rend peut-être notre histoire encore plus belle…

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